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Le blog de l'UEC Paris 10

NOUS VOULONS UNE AUTRE UNIVERSITE POUR LE XXIe SIECLE : INSCRITE DANS UN PROJET DE SOCIETE SOLIDAIRE DE PARTAGE DES SAVOIRS ET DE JUSTICE SOCIALE.

    Nous le constatons tout les jours : notre université, l'université en général n'est pas à la hauteur de ses ambitions et manque de moyens. Amphithéâtres surchargés, hausse continue des frais d'inscriptions, manque de logements, cité U vétuste et mal équipée...
Avec la Loi dite "d'autonomie des Université", la droite et le patronat mettent en place le premier volet du "projet de civilisation" de N. Sarkozy : celui de la concurrence entre tous et de la guerre économique au service du profit.

DANS  UNE  MONDIALISATION  NEOLIBERALE  OU  NOS DIRIGEANTS  AIMERAIENT  QUE  LE  SAVOIR  ET L'ENSEIGNEMENT  SOIENT  DES  MARCHANDISES  RENTABLES, QU'IL FAUT VENDRE A LA DECOUPE NOTRE SYSTEME D'ENSEIGNEMENT ET DE PRODUCTION DES SAVOIRS, NOUS OPPOSONS UNE UNIVERSITE PUBLIQUE, GRATUITE, DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE.

Dimanche 13 avril 2008 7 13 04 2008 20:17

ICI ON ARRÊTE, ON EXPULSE

    Ces quelques mots sont ceux qui figurent sur la banderole qui sera déployée à partir du vendredi 3 avril à 8 h 45 devant la préfecture de Nanterre afin que les sans papiers directement visés mais aussi les employés et le public qui fréquentent la préfecture, le TGI, le Rectorat et le Conseil général sachent ce qui se passe au service des étrangers de Nanterre.

    En effet, depuis le 2 mars, sur instruction écrite de M. de Bousquet de Florian, les étrangers sans papiers ayant reçu une OQTF (Obligation de quitte le territoire français) sont arrêtés au guichet. Des sans papiers n’ayant pas reçu d’OQTF ont aussi été arrêtés. Les instructions du préfet sont claires et font froid dans le dos : les employés doivent faire patienter le sans papiers, l’inviter à entrer dans la cabine 17 pour que l’arrestation ait lieu discrètement et alerter la police qui procède à l’interpellation, au placement en rétention, puis à l’expulsion. Le préfet, M. de Bousquet de Florian aurait ainsi au moins 14 ou 15 ans papiers à son tableau de chasse depuis le 2 mars, le sous-préfet de Boulogne en aurait un. Au moins 4 personnes auraient été expulsées suite à ces arrestations.

    Ces faits sont indignes. Le préfet de Nanterre exige maintenant que les demandes de régularisation soient remises au guichet (et non plus envoyées par la poste ou déposées dans la boîte). Arrêter ceux qui viennent en préfecture, revient à les priver définitivement de tout espoir de régularisation et à les condamner à la clandestinité perpétuelle.

«     Ici ce n’est pas une église » ose déclarer le secrétaire général de la préfecture au Parisien pour justifier ces arrestations que les tribunaux qualifient souvent, et à juste titre, de « déloyales ». Des élus du département, des militants syndicaux, politiques et associatifs, des membres du RESF, des citoyens écœurés de ces méthodes se relaieront aux heures d’ouverture de la préfecture pour que personne n’ignore qu’« Ici, on arrête et on expulse ».

RESF Nanterre tient donc une banderole "Ici, On Arrête et On Expulse" tous les jours devant la préfecture de Nanterre, n'hésitez pas à y passer, c'est à 5 min de la fac.

Tous les gens intéressés pour continuer à se mobiliser en soutien aux étudiants sans-papiers se sont retrouvés après le rassemblement du 27 mars, on se voit tous les jeudis à 12h (RDV dans le hall du D). Il y aura une réunion publique, annoncée par tract, le jeudi 17 avril à 12h30.

Pour signer la pétition :

Par étudiant coco - Publié dans : Migrant(es)
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